mars 25, 2020 Par sexe2 0

nouvel horizon européen, mène-t-il à l’Eurasie?



Tbilissi, la capitale de la Géorgie. | Denis Arslanbekov via Unsplash


© Fourni par Slate
Tbilissi, la capitale de la Géorgie. | Denis Arslanbekov via Unsplash

« La Géorgie est prête à prendre la place de la Grande-Bretagne dans l’UE. » Cette déclaration aurait pu paraître quelque peu absurde si elle ne venait pas de son président francophone et francophone. Issu d’une famille de réfugiés géorgiens arrivés en France dans les années 1920, Salomé Zourabichvili a été élue en décembre 2018, après avoir ensuite été ambassadrice de France à Tbilissi (2003-2004), puis ministre des Affaires étrangères de Géorgie (2004-2005 ), puis membre du parlement de Koutaïssi, en octobre-décembre 2018.

Même Bidzina Ivanichvili, ancien Premier ministre et fondateur – en décembre 2011 – du parti majoritaire au Parlement (rêve géorgien – Géorgie démocratique), depuis les dernières élections législatives d’octobre 2016 et en attendant la prochaine, en octobre 2020, lui rappelle cela. L’ambition occidentale, lorsqu’elle est souvent décrite comme plus proche de Moscou que de Bruxelles. Il convient de rappeler qu’Ivanichvili jouit également de la double nationalité, française et géorgienne.

Depuis que la réforme constitutionnelle de 2017 a donné pouvoir au Parlement et instauré un système parlementaire, le parti majoritaire, qui a représenté 115 des 150 députés depuis les dernières élections législatives de 2016, a assumé une responsabilité particulière pour le sort de la Géorgie en direction de l’Europe. .

LIRE AUSSI Relations Turquie-UE-OTAN: sortons de l’ambiguïté

L’affirmation du destin européen de la Géorgie n’est pas nouvelle.

Il puise dans les origines antiques des royaumes de Colchis et d’Ibérie, ainsi que dans les racines chrétiennes du pays, du IVe siècle, puis à l’orthodoxie, du schisme de 1054. C’est aussi à la lumière de la Révolution de 1917 et des traités de paix du La Première Guerre mondiale, la Géorgie s’est imposée comme une république parlementaire et démocratique entre 1918 et 1921. Cependant, ce n’est qu’avec l’éclatement de l’ancienne Union soviétique que la Géorgie est redevenue complètement indépendante en avril 1991.

C’est aujourd’hui à la lumière du succès économique que la volonté – pour l’instant insatisfaite – du président géorgien prend tout son sens. Lors de la dernière rencontre des entrepreneurs français (REF) en août 2019, il nous a rappelé qu’au cours des quinze dernières années, près de 80% de la population est restée convaincue que l’avenir du pays réside dans l’UE.

Avec une croissance annuelle proche de 4,5%, les perspectives économiques restent positives, comme le décrit la Banque mondiale à l’occasion du 25e anniversaire du partenariat avec la Géorgie. De même, le taux de pauvreté, qui était d’environ 32,5% des quelque 3,7 millions de Géorgiens en 2006, est tombé à 16,3% en 2017.

L’Accord de libre-échange global et complet (Aleca ou Accord de zone de libre-échange global et complet – ALECA) signé entre l’Union européenne et la Géorgie, le 27 juin 2014, sous la gouvernance de la Georgian Dream Party, et est entré en vigueur le 1er juillet 2016, il est venu confirmer que la Géorgie, avec la Moldavie et l’Ukraine, est désormais un bon élève de la politique européenne de voisinage et du partenariat oriental, qui fête cette année son dixième anniversaire.

LIRE AUSSI L’Europe et la « démocratisation » de son voisinage

Alors que les débats actuels dans les capitales européennes se réfèrent à la capacité d’expansion réelle de l’UE, celle-ci a été stupéfaite par le départ de la Grande-Bretagne. Aleca renforce ainsi la « patience » des Géorgiens face à l’adhésion de leur pays à l’UE. Le gouvernement du parti de rêve géorgien semble donc résolu mais réaliste quant aux ambitions futures de l’adhésion du pays à l’UE.

En outre, l’aspect politique général d’Aleca affecte sans aucun doute plus que la création d’une zone de libre-échange complète et complète (ZLEAC, qui intègre la Moldavie, l’Ukraine et la Géorgie) et l’intégration de L’économie de Tbilissi et ses 15, 5 milliards de dollars de PIB et environ 4 000 dollars de PIB nominal sur le marché intérieur de l’UE.

Il en va de même pour la partie relative à la contribution de l’UE à la stabilité et au règlement pacifique des conflits de la Géorgie – le retour aux frontières internationalement reconnues et, en fait, la réintégration de 25% du territoire occupé par la Russie en Ossétie du Sud et en Abkhazie. ; ainsi que sur le renforcement de la coopération judiciaire (liberté, sécurité, droits fondamentaux); alignement de la législation géorgienne sur celle de l’UE; et enfin sur la participation de la Géorgie aux politiques, programmes et agences de l’UE.

Le rapport Doing Business de la Banque mondiale, qui classe la Géorgie comme le septième endroit le plus facile et le plus rapide pour démarrer une entreprise en 2019, n’a soutenu qu’un processus de réforme du secteur public et d’accélération de la libéralisation de l’économie qui a commencé dans les années 2000.

Cette réalité économique, que nous devons écouter davantage, trouve sans aucun doute un écho particulier au sein du Conseil de l’Europe, que la Géorgie préside actuellement et dont elle est membre depuis 1999. C’est ainsi que la réalisation d’un agenda convergent qui relie L’Europe et l’Asie, par la «porte» naturelle qui constitue la Géorgie et, au-delà, les pays du sud du Caucase, semblent les plus évidentes. C’est également le cas du programme d’initiative des trois mers – lancé à Dubrovnik en 2016 et relancé à Varsovie en 2017, reliant la mer Adriatique, la mer Noire et la mer Baltique.

LIRE AUSSI Le vin géorgien peut-il devenir une référence sur le marché international?

Les progrès croissants de la Géorgie sur plusieurs mesures internationales et indépendantes semblent contredire l’histoire récemment répandue selon laquelle Ivanichvili et le groupe de rêve géorgien s’éloignaient de l’orbite de Moscou ou changeaient quelque peu de vitesse sur l’engagement de la Géorgie avec l’Europe. Nous devons accepter cette réalité car le gouvernement géorgien actuel est un gouvernement raisonnable et pragmatique.

Parce qu’il s’agit aussi de notre capacité à nous positionner sur des alliés fidèles, dans l’histoire et dans des intérêts mutuellement bénéfiques, pour que nous puissions nous positionner sur ces nouvelles routes qui – transhumantes entre l’Est et l’Ouest – rehaussent le nouveau visage d’une Europe élargie qui prend évidemment combine désormais dans une dimension géoéconomique et géopolitique eurasienne.

Sans aucun doute, ce ne sont que quelques-unes des raisons pour lesquelles le président français, Emmanuel Macron, se rendra bientôt en Géorgie, tout en se rendant à Bakou, en Azerbaïdjan et au Kazakhstan.

Si Meetic est l’expert de la rencontre sérieuse généraliste, Disons Demain est son pendant spécial sénior. Ce condition ne sort pas de n’importe où, il convient de profil simple de la version spéciale pour les plus de 50 ans de Meetic! Le localisation reprend donc tout le savoir-faire et l’expérience engrangée pendant son aînée pour l’appliquer à la rencontre des célibataires moyennement plus récents. Et l’on retrouve le même fonctionnement non payant gratis en prime sans bourse delier de Disons Demain que Meetic.