mars 12, 2020 Par sexe2 0

Les Français et les Américains connaissent la localisation de leurs données


The Fran

HEROW, spécialiste de l’engagement mobile et du comportement des utilisateurs, vient de présenter sa nouvelle étude intitulée « La localisation mobile à l’ère de la protection des données ». L’entreprise décrypte le comportement des Français et des Américains face à de nombreuses applications à partir d’applications pour l’utilisation de leur localisation et de leurs données. Pour ce faire, HEROW a interviewé quatre générations: les baby-boomers, la génération X, la génération Y, la génération Z.

L’étude met en évidence les doutes des Français et des Américains sur le partage des données. Les atteintes à la vie privée (55% FR contre 52% États-Unis), la surveillance non autorisée (56% contre 55%) et la fraude d’identité (50% contre 54%) dominent les préoccupations des utilisateurs dans les deux pays.

Acceptation irrégulière de l’emplacement

Que vous soyez baby-boomers ou génération Z, les variations entre les groupes démographiques montrent que les jeunes utilisateurs sont plus susceptibles de partager des données sur leur emplacement.

En France comme aux Etats-Unis, ils voient vraiment l’utilité en matière de navigation (82%), de localisation sur une carte (75% vs 70%) ou encore de lutte contre la fraude (68% vs 72%). Le taux d’acceptation diminue lorsque le poste est sollicité pour améliorer le ciblage publicitaire (42% vs 39%).

Ces deux populations dessinent une tendance commune: les utilisateurs de plus de 20 applications sont 65% plus enclins à partager leurs données de localisation pour une meilleure expérience (-10 applis: 56% vs 51%). Pour améliorer l’expérience utilisateur, les applications poussent régulièrement leur offre en demandant l’accès à différents outils internes (bluetooth, capteurs de mouvement, microphone). Selon l’étude, les données de localisation sont abordées avec plus de prudence que les caractéristiques auxiliaires. En fait, les Américains sont légèrement moins intéressés à accéder à ces outils: Bluetooth (75%), capteurs (75%), microphone (58%).

Enfin, les Français et les Américains ont généralement les mêmes habitudes de partage de localisation pour l’utilisation des applications météo (88% vs 87%), des transports (77%) ou encore du e-commerce (66% contre 73%) mais elles sont plus difficiles à convaincre pour les soi-disant applications d’actualités (47% contre 48%).

Accès aux données, oui, mais uniquement si leur contrôle est possible

Le contrôle et la transparence sont de loin les facteurs les plus importants pour que les utilisateurs partagent leurs données. Selon l’étude, 80% des Français seraient prêts à partager des données sur leur position s’ils avaient un moyen clair et simple de contrôler leur utilisation. S’ils partagent l’idée que l’explication de la valeur ajoutée est propice au partage (73% vs 70%), je ne suis pas d’accord sur l’idée que l’application soit conforme à une réglementation telle que le RGPD ou le CCPA (73% vs 53%).

Si la prise de conscience de la valeur apportée par le partage des données sur sa position émerge dans les deux pays (35% vs 25%), les utilisateurs continuent de ressentir un manque de contrôle (56% vs 36%), un manque de confidentialité 29% vs 34%) et le manque de valeur (16% vs 27%).

Deux systèmes d’exploitation et comportements différents

Dans le contexte du partage de données, nous distinguons comment Android et Apple prennent soin de leurs utilisateurs. De ce côté, Apple prend la tête depuis de nombreuses années dans la protection des données de ses utilisateurs.

Aux États-Unis, les utilisateurs d’iOS sont 4% plus préoccupés par les atteintes à la vie privée, tandis que les utilisateurs Android sont 4% plus préoccupés par la surveillance non autorisée et les « harceleurs ». Cependant, ce dernier affirme, par rapport aux utilisateurs d’iOS, que l’accès aux données améliore leur expérience applicative (+ 3%) et estime qu’ils ont une parfaite maîtrise de leurs données.

Et chaque système d’exploitation donne l’impression de privilégier certains univers d’application. Les utilisateurs IOS fournissent facilement + 12% de leurs informations pour les applications de sortie tandis que les utilisateurs Android partagent plus facilement leurs données (+ 3%) pour les applications de jeux. Cela est lié au désir d’Android d’offrir une interface conviviale pour les jeux vidéo.

Quant à la France, les utilisateurs du système d’exploitation Apple sont 3% plus susceptibles de partager leurs données de localisation et + 8% plus susceptibles de partager leur numéro de sécurité sociale. En général, les utilisateurs d’iOS sont de plus en plus enclins à partager leurs données de localisation (+ 16% pour les applications sociales et de rencontres, + 15% avec les applications de voyage et de transport), surtout si les applications sont conformes à la réglementation (+ 7%). Enfin, 33% des utilisateurs d’Android pensent que la localisation améliore généralement leur expérience par rapport à 46% des utilisateurs d’iOS.

Hommes et femmes ne sont pas tous pareils en matière de partage de données

En France comme aux États-Unis, les hommes ont tendance à faciliter l’accès à leurs données, notamment pour les applications médias (respectivement + 13% et + 5%).

De l’autre côté de l’Atlantique, les femmes sont en fait plus prudentes (+ 6%) que les hommes lorsqu’il s’agit de partager leurs données et 5% sont moins intéressées que les hommes à partager leur position.

Pour les risques liés aux données de localisation, les femmes américaines sont principalement concernées par la fraude d’identité (58%), les «harceleurs» (50%) ou même le vol d’identité (40%). Les hommes, en revanche, sont plus réticents à recevoir de la publicité non sollicitée (44%).

En France, les femmes ont un sentiment plus mitigé que les hommes (+ 8%) en ce qui concerne l’amélioration de l’expérience d’application grâce à la localisation et 42% d’entre elles déclarent ne pas avoir le même contrôle qu’elles le souhaiteraient, contre 35 % d’hommes.

Lorsqu’il s’agit de partager leur position, les femmes sont généralement plus intéressées par la surveillance non autorisée (+ 10%), tandis que les hommes se concentrent sur la durée de vie de la batterie (+ 3%).

Différences générationnelles considérables

Qu’il s’agisse de baby-boomers de génération ou de génération Z, la perception des risques liés à la localisation n’est pas la même. Les personnes nées après 2000 sont généralement plus ouvertes au partage de données car elles ont été plongées dans la technologie numérique depuis leurs premiers pas, tandis que la génération née dans les années 80 est plus susceptible de comprendre les avantages et les inconvénients.

Aux États-Unis, les Millennials acceptent 44% (toujours à souvent) en partageant leurs données et 30% de la génération Z disent que la localisation améliore généralement leur expérience d’application, contre 19% pour les baby-boomers.

Enfin, en France, en matière d’atteinte à la vie privée, la génération Z est à l’opposé des baby-boomers. En fait, ils sont -13% inquiets pour ces derniers, mais ils sont + 22% plus préoccupés par l’autonomie de la batterie à travers les différents services de localisation.



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